La vitamine C est une vitamine soluble dans l’eau que les humains sont incapables de synthétiser par eux-mêmes. Puisque la vitamine C est essentielle à de nombreuses réactions enzymatiques, ainsi qu’un puissant antioxydant, il est important d’en assurer un apport quotidien d’origine alimentaire.

Les études menées dans les années 1970 et 1980 par Linus Pauling, prix Nobel, et ses collègues, suggèrent que de fortes doses de vitamine C pourraient être utiles aux patients cancéreux en phase terminale (1). Sans surprise, et comme pour toute autre chose qui n’est pas hors de prix et semble aider les patients cancéreux, une controverse entourant l’efficacité de la vitamine C dans le traitement du cancer s’ensuivit.

Outre son utilisation pour les patients cancéreux, la vitamine C est aussi largement utilisée depuis des décennies pour renforcer le système immunitaire pendant la saison du rhume et de la grippe, ou pour traiter les infections virales. Plusieurs études in vitro ont montré que la vitamine C stimule à la fois la production (2-6) et la fonction (7, 8) des leucocytes, ces globules blancs qui sont au cœur de notre système immunitaire et nous aident à lutter contre de potentielles attaques.

La vitamine C pourrait-elle être efficace contre le Coronavirus (COVID-19) ?

Un article datant de 2019 et publié dans le « European Journal of Microbiology and Immunology » rapporte que « les puissants effets antioxydants, immunomodulateurs et anti-infectieux de la vitamine C sont connus depuis les années 1930 » et que la vitamine C a des propriétés antimicrobiennes, antibactériennes, antivirales, antiparasitaires et antifongiques.

Début mars, le gouvernement de Shanghai a officiellement annoncé que le Coronavirus pourrait être traité avec des doses élevées de vitamine C, de 4000 à 16,000 mg par jour, administrées par voie intraveineuse. Le Dr Richard Cheng, spécialiste américain diplômé en médecine anti-âge, et installé en Chine, observait que « Des doses précoces et suffisamment importantes de vitamine C par voie intraveineuse sont essentielles. La vitamine C n’est pas seulement un antioxydant, elle est également impliquée dans la destruction des virus et la prévention de la réplication virale. »

La nouvelle est-elle bien reçue par la communauté scientifique ?

Non, tout comme pour l’utilisation de la vitamine C contre le cancer, la communauté scientifique repousse l’idée d’utiliser la vitamine C contre un virus.

Sur les réseaux sociaux, il a été signalé que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a organisé des réunions avec Facebook, Amazon, Google et autres géants d’internet, pour mettre fin à la « désinformation » sur le Coronavirus. Les informations sur le caractère anti-infectieux de la vitamine C sont considérées comme de la désinformation.

Selon Pharmaceutical Technology (numéro de janvier 2016) (9), seulement un quart du financement de l’OMS provient des États membres, tandis que 75% du budget de l’OMS provient de sociétés pharmaceutiques et entités affiliées, la Fondation Bill & Melinda Gates étant la plus importante bailleresse de fonds. Les contributions de la Fondation Gates dépassent celles de n’importe quel État membre.

En 2017, le Groupe Consultatif Technique National Indien sur la Vaccination (NTAGI) a rompu ses liens avec la Fondation Bill & Melinda Gates. Selon India Times (10) « Il y a lieu de s’interroger sur les liens de la Fondation Gates avec les sociétés pharmaceutiques, et sur l’influence possible que ces liens pourraient avoir sur la politique vaccinale du pays. » Le Ministère Indien de la Santé a confirmé que le NTAGI serait désormais entièrement financé par l’Administration Centrale.

Aujourd’hui, nous avons Gates, principal bailleur de fonds de l’OMS, qui appelle à un confinement des États-Unis de 10 semaines ou plus, et à la construction rapide de nouvelles usines pour gérer la production de milliards de doses de vaccin contre le Coronavirus.

Qui sont les gagnants et perdants de la mise en œuvre de ces deux recommandations ?

Cela pourrait-il avoir quelque chose à voir avec le dénigrement organisé contre les bénéfices de la vitamine C ? La question mérite d’être posée.

Sylvie Beljanski

Références :

  1. Cameron E, Pauling L. Supplemental ascorbate in the supportive treatment of cancer: Prolongation of survival times in terminal human cancer. Proc Natl Acad Sci U S A. 1976;73(10):3685-3689. (PubMed)
  2. Jariwalla RJ, Harakeh S. Antiviral and immunomodulatory activities of ascorbic acid. In: Harris JR, ed. Subcellular Biochemistry. Vol. 25. Ascorbic Acid: Biochemistry and Biomedical Cell Biology. New York: Plenum Press; 1996:215-231.
  3. Kennes B, Dumont I, Brohee D, Hubert C, Neve P. Effect of vitamin C supplements on cell-mediated immunity in old people. Gerontology. 1983;29(5):305-310. (PubMed)
  4. Panush RS, Delafuente JC, Katz P, Johnson J. Modulation of certain immunologic responses by vitamin C. III. Potentiation of in vitro and in vivo lymphocyte responses. Int J Vitam Nutr Res Suppl. 1982;23:35-47. (PubMed)
  5. Prinz W, Bortz R, Bregin B, Hersch M. The effect of ascorbic acid supplementation on some parameters of the human immunological defence system. Int J Vitam Nutr Res. 1977;47(3):248-257. (PubMed)
  6. Vallance S. Relationships between ascorbic acid and serum proteins of the immune system. Br Med J. 1977;2(6084):437-438. (PubMed)
  7. Anderson R, Oosthuizen R, Maritz R, Theron A, Van Rensburg AJ. The effects of increasing weekly doses of ascorbate on certain cellular and humoral immune functions in normal volunteers. Am J Clin Nutr. 1980;33(1):71-76. (PubMed)
  8. Levy R, Shriker O, Porath A, Riesenberg K, Schlaeffer F. Vitamin C for the treatment of recurrent furunculosis in patients with impaired neutrophil functions. J. Infect Dis. 1996;173(6):1502-1505. (PubMed)
  9. Pharmaceutical Technology January 1, 2016; 40(1): 16-17
  10. India Times February 9, 2017