Témoignage Cancer de la langue

Octobre 1993 : j’ai 64 ans et je prends ma retraite de Professeur d’Anglais de l’Education Nationale. Très fatigué, je traîne depuis plus d’un an, sans trop m’en sou- cier, une lésion sur le bord de la langue.

Début février 1994 : je me décide, enfin, à consulter un stomatologiste qui constate une tumeur probablement cancéreuse du bord de la langue.

Fin février 1994 : consultation au CHU de Bordeaux, service maxillo-facial. Le Professeur S. confirme le diagnostic du stomatologiste.

7 mars 1994 : consultation au Centre Régional de lutte contre le cancer de Nantes pour avoir un deuxième avis. Le Docteur B. et le Professeur B. confirment le diagnostic de Bordeaux, à savoir : « grosse lésion ulcérée au niveau de la partie moyenne du bord libre de la langue gauche. Infiltration en profondeur avec un nodule qui arrive au contact de la médiane. Petite fusée sous-muqueuse en avant de l’ulcération. Au moins 4 cm de diamètre dans son plus grand diamètre. Pas de ganglion cervical palpable ».

22 mars 1994 : opération au CHU de Bordeaux par le Professeur S. : curage ganglionnaire, large hémiglossectomie (en fait : ablation des 2/3 de la langue).

18 avril au 28 juin 1994 : 31 séances de radiothérapie à l’accélérateur de particules du service de cancérologie de l’hôpital St André de Bordeaux sous la direction du Docteur D.

SIMULTANEMENT

Février 1994 : apprenant que j’avais un cancer grave, un ami de Cognac, voyant mon désespoir, me persuade de mettre toutes les chances de mon côté et me donne un numéro de téléphone à contacter, sans autres précisions. Le soir même j’appelle ce numéro et j’ai au bout du fil Monsieur Gérard WEIDLICH dans l’île d’Oléron. Cette personne me redonne du cou- rage et de l’espoir en m’indiquant un médecin en mesure de me conseiller sur l’utilisation de l’approche BELJANSKI dont je n’avais jamais entendu parler.

Début mars 1994 : sur recommandation de ce médecin, soit 22 jours avant mon opération, je commence à prendre à hautes doses.

Pendant tout mon séjour (3 mois) au CHU de Bordeaux, mon épouse est restée dans ma chambre et me donnait du BELJANSKI chaque jour ; d’abord dans la seringue qui servait à me nourrir par la sonde gastrique qui me passait par le nez, ensuite, après l’enlèvement de la sonde dans mes aliments normaux.

Pendant un an j’ai donc pris les 4 formules de Mirko BELJANSKI.

Grâce au Ginkgo biloba, je suis passé à travers les 31 séances de radiothérapie qui ont duré 6 semaines

sans souffrir du moindre effet secondaire dû aux rayons. J’ai donc totale- ment ignoré les terribles fibroses radiques sur les muqueuses buccales et sur ce qui me res- tait de langue au grand étonnement des Professeurs du CHU.

Après 31 séances d’irradiation, mon taux de globules blancs était devenu dramatiquement bas. En 3 ou 4 mois, grâce aux fragments d’ARN j’ai retrouvé le taux normal de globules blancs (4660/mm3), taux que je conserve toujours en 2008, alors que je suis dans ma 15ème année après l’opération.

Depuis fin 1995 : je ne prends plus que du Pao pereira. Depuis 10 ans, je prends en tout et pour tout 2 gélules par jour de Pao pereira dosé à 200 mg. Ayant des difficultés pour avaler, je dilue, matin et soir, le contenu de la gélule dans une cuillère de café au lait ou de soupe. J’ai décidé que je prendrai quotidiennement ces 2 gélules jusqu’à la fin de mes jours vu les résultats extraordinaires.

QUELQUES FAITS

Je pesais 90 kg avant l’opération et 75 kg à ma sortie de l’hôpital. Aujourd’hui, je pèse 80 kg pour 1,83 m et n’ai aucune carie dentaire et toutes mes dents.

J’ai retrouvé, et très vite, le goût et la salive.

Après 31 séances d’irradiation, ma barbe avait complètement disparu et les radiologues du CHU m’avaient dit que jamais plus je ne la retrouverais. A leur étonnement, ma barbe a repoussé et ils ne s’expliquent pas ce phénomène. Après tous ces rayons, je n’avais aucune fibrose radique dans la sphère buccale à l’étonnement des Professeurs de Bordeaux.

Dans le cadre d’une consultation de surveillance, dans son complément d’observation, en date du 3 juin 1997, le Docteur D. écrira « poids 75 kg – A l’examen, la salive est toujours un peu épaisse. Est très content aussi d’avoir retrouvé une barbe quasiment normale. A l’examen de la cavité buccale, pas de signe de récidive de la tumeur linguale. La palpation ne montre pas d’induration suspecte, pas d’adénopathie cervicale palpable ».

Dès octobre 1994, je passe normalement ma visite médicale annuelle de pilote d’avion et je passe de la même manière les épreuves en vol de renouvellement de ma licence de pilote d’avion, comme si de rien n’était. Cette licence, valable 2 ans, a constamment été renouvelée jusqu’à ce jour, le prochain renouvelle- ment sera le 31 octobre 2011.

Le 4 juin 1998, le Docteur D. écrira à l’occasion d’une consultation de surveillance, dans son complément d’observation : « En rémission complète. Poids 77 kg. A l’examen, on ne note pas de signe de récidive de la tumeur linguale. A la palpation, la cicatrice reste un peu fibreuse mais non suspecte. Pas d’adénopathie cervicale palpable. La salive est abondante, l’état dentaire est très bon ».

Le 8 mars 2001, le Docteur D. écrira à l’occasion d’une consultation commune, dans la fiche d’évaluation de Michel : « Patient en très bon état général, ne se plaignant de rien. A l’examen, pas de signe de rechute de la tumeur linguale traitée, il y a maintenant 8 ans. Pas d’adénopathie cervicale palpable. L’examen au miroir est lui-même très rassurant ne montrant aucune anomalie. Poids 80 kg ».

En février 2011 commencera ma 18ème année de renaissance et ma 18ème année de prise quotidienne de Pao pereira.

CONLUSIONS

Je remercie du fond du coeur Monsieur Gérard WEIDLICH de m’avoir indiqué l’existence de Monsieur Mirko BELJANSKI.

Je remercie du fond du coeur Monsieur BEL- JANSKI, ce que j’ai eu l’occasion de faire de vive voix, avec beaucoup d’émotion, le dimanche 6 septembre 1998, jour du traditionnel pique-nique du CIRIS à Saintes, avant son décès le 28 octobre 1998.

Pitié pour tous les misérables qui ont rendu la vie impossible à ce grand savant et à ce Grand Homme et qui , peut-être un jour, confrontés à la mort, comme je l’ai été, auront recours à ses thérapies et, mesurant toute leur propre misère, comprendront que vivre c’est tout simple- ment ne pas mourir