Notre système immunitaire est notre meilleure défense contre toutes sortes de maladies, mais aussi contre le stress, la fatigue, le vieillissement, etc… Dans un environnement pollué et saturé de molécules toxiques, les gènes (ADN) et les enzymes sont sans cesse carencés, menacés, déséquilibrés. Ils nous défendent donc de moins en moins bien. Il est connu que depuis deux générations, les humains ont perdu nombre de leurs défenses immunitaires ainsi que nombre de leurs cellules de fertilité. Ces cellules doivent se renouveler rapidement et constamment, ce qu’elles ne font malheureusement plus.

Une carence immunitaire peut être d’origine génétique ou la conséquence de nombreuses pathologies. Il se caractérise par un affaiblissement des défenses de l’organisme contre de nombreuses infections dites « opportunistes ». Les principales formes de déficits immunitaires sont dits “primitifs” (DIP), “commun variable” (DICP) ou “combinés sévères” (DICS).

Les causes les plus communes sont :

  • Le stress (les glandes surrénales sécrètent du cortisol et le système sympathique, de la noradrénaline- deux substances qui réduisent la réponse du système immunitaire),
  • Le manque de sommeil (qui perturbe le fonctionnement de nos cellules qui fabriqueront ainsi moins d’anticorps),
  • Un déséquilibre alimentaire (carence en micronutriments),
  • Le vieillissement
  • L’absence d’activité physique.

Prescription de facteurs de croissance du système immunitaire

Souvent des facteurs de croissance des défenses immunitaires sont prescrits et administrés, cependant ils ne sont pas spécifiques des seules cellules saines et peuvent donc stimuler à la fois l’immunité et les cellules cancéreuses !

Ces facteurs de croissance sont souvent prescrits dans le cas de leucémie, maladie qui se caractérise par la production excessive de globules blancs anormaux dans le corps, perturbe le fonctionnement du système immunitaire ou en cas de chimiothérapie induit aussi très fréquemment de baisse de la fonction immunitaire de l’organisme. En effet, ces traitements attaquent le foie et détruisent la moelle osseuse, là même où se forme l’immunité. Les médicaments immunodépresseurs, utilisés dans le cadre de greffes d’organe ou pour traiter certaines maladies auto-immunes, affaiblissent également la réponse immunitaire de l’organisme du patient.

Lien de cause à effet entre système immunitaire et désordre psychique

Depuis peu, il est sujet dans le monde scientifique du rôle du microbiote dans l’équilibre biologique et dans les défenses immunitaires. On sait en effet qu’il joue un rôle important dans l’équilibre physiologique, qu’il protège l’organisme contre certains microbes et même aurait, selon certaines études, un rôle immuno-regulateur.

En 2010, Mario Capecchi, prix Nobel de médecine, publie un article dans lequel il expose le rapport entre la flore intestinale, l’immunité et les problèmes psychiques. Avec son équipe, celui-ci a montré qu’une greffe de moelle osseuse, cette substance fondamentale du système immunitaire, permettait de guérir des souris atteintes d’un trouble comportemental bien identifié.
Hematopoietic origin of pathological grooming in Hoxb8 mutant mice. Chen SK, Tvrdik P, Peden E, Cho S, Wu S, Spangrude G, Capecchi MR. Cell. 2010 May 28;141(5):775-85. doi: 10.1016/j.cell.2010.03.055.

Le rôle clef des globules blancs et les plaquettes dans la lutte contre le cancer

La plupart des traitement chimiques, et plus particulièrement ceux utilisés en cancérologie (chimiothérapie, radiothérapie, corticothérapie…) détruisent à la fois les cellules malignes et les cellules saines de l’immunité.  C’est au moment même où le malade a besoin d’une bonne immunité pour lutter contre la maladie et les infections, que les traitements lourds la détruisent.
La perte des globules blancs favorise la maladie et les infections tandis que la perte des plaquettes favorise les risques d’hémorragie. Ces cellules se reproduisent sans cesse, rapidement et principalement à partir des cellules souches de la moelle osseuse. Quand le malade a perdu ses globules blancs ou ses plaquettes, le traitement doit être interrompu en attendant la régénération des cellules détruites. Durant cette période, la maladie se développe à nouveau et le malade risque des infections.  L’industrie pharmaceutique produit des facteurs de croissance pour pallier le manque de globules blancs et les globules rouges. Mais de nombreux professionnels de la santé attirent l’attention sur les risques inhérents à l’utilisation de ces facteurs car ils ne sont pas spécifiques des seules cellules saines et peuvent stimuler les cellules cancéreuses.

L’industrie pharmaceutique produits des facteurs de croissance pour pallier le manque de globules blancs et de globules rouges. Mais de nombreux professionnels de la santé attirent l’attention sur les risques inhérents à l’utilisation de ces facteurs car ils ne sont pas spécifiques des seules cellules saines et peuvent stimuler les cellules cancéreuses.

Il n’existe aucun produit en médicine conventionnelle pour protéger/restaurer les plaquettes

Les ARN-fragments pour renforcer son système immunitaire

Face à ces défis, dès 1970, Mirko Beljanski se posa la question du rôle des bactéries intestinales dans ce processus. Il avait déjà démontré que pour se dupliquer l’ADN a besoin d’un petit fragment d’ARN (qu’il appela plus tard ARN-fragment). L’ARN n’entre pas dans le processus de duplication, il se contente uniquement de le déclencher. Une fois la duplication commencée, L’ARN se détache avant de disparaître et d’être détruit par les ribonucléases.

[1] Hematopoietic origin of pathological grooming in Hoxb8 mutant mice. Chen SK, Tvrdik P, Peden E, Cho S, Wu S, Spangrude G, Capecchi MR. Cell. 2010 May 28;141(5):775-85. doi: 10.1016/j.cell.2010.03.055.

Mirko Beljanski concentra ses recherches sur la bactérie Escherichia coli K12, une bactérie non-pathogène et naturellement présente dans l’intestin humain. A partir de ce modèle, il travailla à réaliser in vitro ce que la nature fait in vivo pour assurer les diverses synthèses nécessaires.

ARN-Fragments Beljanski : efficace et naturel

La synthèse enzymatique d’un tel ARN a été réalisée et a démontré qu’effectivement ils permettaient à l’ADN de se multiplier beaucoup plus rapidement. Mais la voie de la synthèse ne permettant pas de disposer de quantités suffisantes de cet ARN, Mirko Beljanski eut alors l’idée du découpage enzymatique de longues chaines d’ARN isolées d’une bactérie non pathogène, hôte habituel de l’intestin humain. Il obtint ainsi en quantité des ARN-fragments dont certains s’avèrent d’excellents promoteurs de la duplication de l’ADN de moelle osseuse humaine.

La très étroite spécificité qui permet l’interaction d’un ARN avec un ADN est la garantie de stimuler uniquement l’ADN sélectionné et non l’ADN d’autres organes ni même les ADN de type cancer. Il est important de noter que les ARN-fragments ne sont pas transcrits en ADN par la reverse transcriptase : ils ne font que catalyser la duplication de l’ADN puis ils sont détruits par les enzymes présents.

Lors de ces recherches, Mirko Beljanski constate que chez les lapins soumis à la chimiothérapie, stimuler la synthèse de l’ADN de moelle osseuse permet d’accélérer la synthèse de cellules souches de cette moelle qui, en se différenciant deviennent les différentes lignées de cellules formant l’immunité. Afin de vérifier que la stimulation de la synthèse d’ADN de moelle osseuse se traduisait bien par une augmentation des cellules de l’immunité, des lapins ont été soumis à une sévère chimiothérapie sans traitement protecteur par les ARN-fragments. Les lapins mouraient en quelques jours. Mais l’injection des ARN-fragments permettaient une remontée immédiate des cellules. Comme le traitement destructeur (la cyclophosphamide) continuait, cela redescendait rapidement, mais une nouvelle injection faisait immédiatement remonter le taux normal de ces cellules et ainsi de suite. La genèse des globules rouges, étant beaucoup plus lente, n’a pas pu être suivie.

En revanche, la synthèse des plaquettes sanguines est elle aussi immédiate sous l’effet des ARN fragmentés.

M. PLAWECKI, M. BELJANSKI, “Synthèse in vitro d’un ARN utilize comme amorceur pour la replication de l’AND”. C.R. Acad. Sci.< 1974, 278, pp. 1413-1416 (série D)