Suite à l’annonce par le Wall Street Journal(1), qu’un ancien médicament contre la malaria (connu également sous le nom de paludisme) pourrait être efficace contre le Coronavirus, le monde redécouvre cette maladie à laquelle les pays tropicaux sont confrontés depuis des siècles.

La malaria est une maladie causée par un parasite de la famille des « Plasmodium », et transmis à l’homme par la piqûre de moustiques infectés. Les personnes atteintes souffrent généralement d’une forte fièvre accompagnée de tremblements. Malgré une diminution de 18% des cas de malaria dans le monde entre 2010 et 2017, environ 3,4 milliards de personnes dans 92 pays(2) courent encore le risque d’être infectées et de développer cette maladie, souvent mortelle. Malheureusement, l’inégalité devant l’accès aux soins rend le traitement de la malaria particulièrement compliqué, et beaucoup continuent à avoir recours à des traitements ancestraux à base de plantes.

Aujourd’hui, les médecins et les hôpitaux mettent leurs espoirs dans un médicament antipaludique vieux de 70 ans sur des patients infectés par le nouveau Coronavirus (Covid-19).

Tout a commencé avec une déclaration, le 16 mars dernier, du Dr Didier Raoult, Directeur d’un hôpital universitaire à Marseille, concernant le succès rencontré dans son service avec l’hydroxychloroquine contre le Coronavirus.

Lors d’une conférence de presse, le Dr Raoult a présenté les résultats d’un essai clinique au cours duquel il a traité 25 patients atteints du Coronavirus avec ce médicament. « Après six jours », a-t-il dit, « seulement 25% des patients qui ont pris ce médicament présentaient encore des traces du virus dans leur système. En revanche, 90% de ceux qui n’avaient pas pris d’hydroxychloroquine étaient encore porteurs du Covid-19. »(3)

Hydroxychloroquine et le coronavirus

L’hydroxychloroquine est utilisée depuis environ 70 ans pour traiter la malaria et son brevet a expiré depuis longtemps. C’est une molécule bon marché. On peut prédire que si son efficacité est confirmée contre le Coronavirus, elle ne sera pas utilisée seule, mais en combinaison avec un autre produit, afin de pouvoir déposer un nouveau brevet. La combinaison nécessitera des tests supplémentaires, qui prendront du temps, et ces semaines nous seront présentées comme des mesures de précaution indispensable.

Toutefois, et compte tenu du recul important dont nous disposons sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine contre la malaria, il est très tentant d’aller de l’avant et de prétendre que nous avons un remède contre le Coronavirus. Pas si vite ! « Nous avons peut-être le bon médicament, mais nous ne savons pas quel est le dosage optimal, et ceci pourrait faire plus de mal que de bien », a déclaré Stephen Hahn, Commissaire de la FDA (Agence délivrant les autorisations de commercialisation des médicaments aux États-Unis), lors d’une conférence de presse qui s’est tenue jeudi dernier (19/3/20) avec le Président, Donald Trump, et d’autres hauts responsables.(4)

Posologie et de toxicité

En effet, les problèmes de posologie et de toxicité, ainsi que les effets secondaires, sont particulièrement courants avec les médicaments, ce qui est nettement moins le cas avec des extraits naturels.

Et il se trouve que l’écorce du tronc du Geissospermum vellosii, un arbre d’Amérique du Sud, également connu sous le nom de Pao pereira, est utilisée depuis des siècles par des indiens d’Amérique du Sud pour traiter la malaria.(5) La Fondation Beljanski a d’ailleurs une page consacrée au Pao pereira et son usage traditionnel.(6)

En 1879, la revue Medical Times (Vol. X p. 276 – Philadelphie) publia un article de deux pages consacré aux résultats très satisfaisants obtenus avec l’utilisation du Pao pereira et citant le Dr Torres Homem, professeur de médecine clinique à l’Académie de Rio de Janeiro : « Il n’y a pas de médecin au Brésil qui n’ait obtenu de bons résultats avec l’utilisation de cette écorce dans le traitement des fièvres intermittentes. »(7)

En 1887, le Journal de Médecine, de Chirurgie et de Pharmacologie (Bruxelles) publia dans « Nouveaux remèdes » la note suivante : « l’alcaloïde Pereirine serait plus efficace que la quinine contre les fièvres paludéennes. »

Depuis lors, le Pao pereira (nom latin : Geissospermum vellosii), a été largement étudié par le scientifique Mirko Beljanski, pour ses propriétés anticancéreuses et antivirales.(8)

De nos jours, l’extrait de Pao pereira est disponible sous forme de complément alimentaire et la Fondation Beljanski a développé de nombreux partenariats scientifiques avec plusieurs institutions scientifiques renommées, ainsi que la société Natural Source International qui a fourni les extraits pour les études, confirmant l’activité du Pao pereira sur différentes lignées cellulaires cancéreuses, notamment la prostate, les ovaires et le pancréas(9, 10, 11, 12), et également sur les cellules souches cancéreuses, responsables des métastases.(13)

Pour en savoir plus sur la Fondation Beljanski : www.Beljanski.info

Pour en savoir plus sur Natural Source International : www.natural-source.com

Sylvie Beljanski

Références :

  1. https://www.wsj.com/articles/doctors-turn-to-malaria-drugs-as-potential-coronavirus-treatment-11584729626
  2. https://www.who.int/gho/malaria/en/
  3. https://www.france24.com/en/20200320-will-an-old-malaria-drug-help-fight-the-coronavirus
  4. THE HILL JOE CONCHA – 03/20/20 https://thehill.com/homenews/media/488614-laura-ingraham-on-testing-anti-malaria-drug-for-coronavirus-ill-happily
  5. In vitro antiplasmodial activity of indole alkaloids from the stem bark of Geissospermum vellosii. J Ethnopharmacol. 2012 Jan 31;139(2):471-7. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22143154
  6. https://www.beljanski.info/pao-pereira/
  7. The Medical Times and Register, 1880, page 276 https://books.google.com/books?id=r8dXAAAAMAAJ&pg=PA276&lpg=PA276&dq=geissospermum+vellosii+and+malaria&source=bl&ots=7WU0nd1U-6&sig=ACfU3U3kQ-6uKltr2VYQAniyxsSTwitAFA&hl=en&sa=X&ved=2ahUKEwjDt4St56voAhUsiOAKHU-3Am04FBDoATAJegQIChAB#v=onepage&q=geissospermum%20vellosii%20and%20malaria&f=false
  8. https://fr.wikipedia.org/wiki/Geissospermum
  9. https://www.beljanski.info/wp-content/uploads/2019/08/12-PROSTATE-PAO-Columbia.pdf
  10. https://www.beljanski.info/wp-content/uploads/2019/08/14-PROSTATE-PAO-China.pdf
  11. https://www.beljanski.info/wp-content/uploads/2019/08/15-OVARIAN-PAO-Kansas.pdf
  12. https://www.beljanski.info/wp-content/uploads/2019/08/17-PANCREAS-PAO-Kansas.pdf
  13. https://www.beljanski.info/nouvelle-decouverte-sur-les-cellules-souches-cancereuses/