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A moins d’éliminer les cellules souches cancéreuses, les chances de récidive sont élevées, car les traitement de chimiothérapie et radiothérapie seuls ne suffisent pas à leur élimination. On appelle cellules souches cancéreuses un certain type de cellules tumorales qui résiste aux traitements allopathiques échappant ainsi à l’action de la chimiothérapie. Elles sont désormais reconnues comme étant la cause de la réapparition d’une tumeur (figure 1).

La recherche sur les cellules souches n’est pas simple. Une fois que la chimiothérapie a permis de faire régresser une tumeur, il est très difficile d’établir si les cellules cancéreuses résiduelles sont des cellules souches, susceptibles de se multiplier et générer une nouvelle tumeur cancéreuse. Ceci est en partie dû aux difficultés techniques rencontrées pour isoler et identifier ces cellules cancéreuses résiduelles.

Ce qui nous amène à la question suivante : Est-ce que les extraits de Pao pereira et de Rauwolfia vomitoria, efficaces contre les cellules cancéreuses primaires, sont aussi efficaces contre les cellules souches du cancer ?
L’équipe de recherche du Centre Médical de l’Université du Kansas, avec qui nous avons déjà collaboré, vient de démarrer un nouveau programme de recherche pour répondre à cette question. Le Dr. Qi Chen et son équipe détermineront, à l’aide d’une méthode permettant la « formation de tumeurs sphéroïdes » (‘tumor spheroid formation’), si les extraits de Pao pereira et de Rauwolfia vomitoria agissent sur ces cellules souches cancéreuses. Le principe est que dans des conditions de culture cellulaire spécifiques (in vitro), favorisant la croissance de cellules souches du cancer, les cellules non souches meurent, et seules les cellules souches cancéreuses survivent et génèrent de nouvelles cellules cancéreuses qui s’agrègent pour former des “sphéroïdes” autour de ces cellules souches. Le nombre de sphéroïdes, qui peuvent ainsi être comptées, indique le nombre de cellules souches cancéreuses encore présentes.

Les données préliminaires obtenues avec les 2 extraits grâce à l’utilisation de cette méthode sont extrêmement encourageantes. Si ces résultats peuvent être reproduits, alors la Fondation Beljanski proposera et financera une étude in vivo.