ATTENTION ! Origine et spécificité des ARN-fragments dans la promotion de l’immunité

 

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Fragments ARN et traitement-cancer
Fragments ARN et traitement-cancer

Dans les années 1970, Mirko Beljanski qui, à cette époque travaillait à l’Institut Pasteur à Paris, se préoccupait du fait que, pendant les chimiothérapies anticancéreuses, les patients perdaient leur immunité, globules blancs et plaquettes sanguines, si nécessaires pour se défendre non seulement contre le cancer, mais également contre toutes les infections si fréquentes à l’hôpital, et plus particulièrement lorsque le malade est immunodéprimé.

Depuis plusieurs années déjà, M. Beljanski avait étudié l’influence des ARN (acides nucléiques) soumis au découpage par différentes ribonucléases. L’origine des ARN et celle de l’agent découpant s’avéraient en effet très importantes en raison de la séquence nucléotidique du fragment, de sa longueur et du nucléotide terminal laissé par la nucléase. De la nature et la qualité de ces paramètres, dépendent l’efficacité et la spécificité du produit à stimuler uniquement les cellules saines de l’organisme, ce qui est essentiel.
Durant de longues années, il entreprit de laborieuses études pour montrer toutes les possibilités offertes par des choix d’ARN différents, et montra comment, selon le choix, on pouvait avoir des effets ou…leur contraire.

Pour pallier aux effets cytotoxiques des chimiothérapies, il était important de prendre des précautions pour rester au plus près de la physiologie normale du patient, ce qui permettait d’éviter à la longue bien des difficultés. C’est ainsi, qu’après plusieurs tâtonnements, Mirko Beljanski décida de choisir un hôte habituel de l’organisme humain, la bactérie E.coli K 12, source de longues chaînes d’ARN. Cette bactérie est connue pour n’avoir aucune toxicité et être présente naturellement dans l’intestin humain. Quant à l’agent découpant, lui aussi provient de l’organisme humain : une ribonucléase pancréatique. Ainsi Mirko Beljanski se mit dans les conditions physiologiques normales : c’est ainsi que procède l’organisme, en l’absence de tout traitement, pour fabriquer les cellules de l’immunité. Ces fragments d’ARN permettaient en effet, comme M. Beljanski le montra, d’initier (catalyser) la duplication de l’ADN de moelle osseuse, source de l’immunité. Ils n’entrent pas dans la réaction, ils la catalysent. Et ceci est très important, car un choix malheureux d’ARN s’incorporant dans la réaction peut apporter un message non conforme et donc une pathologie.

Ainsi des petits malins ont voulu faire du profit sur le travail et les idées de Beljanski sans respecter les critères fondamentaux de sécurité et d’efficacité ! C’est ainsi qu’apparurent des ARN-fragments à base de levure, source beaucoup moins onéreuse que les ARN-fragments provenant de la bactérie E. coli K12 mais n’ayant pas la même séquence de nucléotide et en utilisant des enzymes clivant inconnus, laissant on ne sait quel nucléotide en bout de chaîne.
Les effets de ces ARN-fragments de levure n’ont fait l’objet d’aucune étude par leurs fabricants, contrairement aux ARN-fragments Beljanski, ayant fait l’objet de nombreuses études publiées, et d’une récente confirmation lors d’un essai clinique humain mené par le CTCA (Levin et al. BMC Cancer 2010, 10 : 565). Mais, fort intéressant, les chercheurs américains, qui ont produit cette étude sur des malades subissant des chimiothérapies variées, ont étudié comparativement les deux sources d’ARN-fragments, celle de Beljanski à base d’ARN d’E. coli K12 et celle à base d’ARN de levure. Outre le fait que ces derniers n’ont pas du tout donné le même résultat (et même aucun résultat acceptable), nul ne sait ce que ces éléments peuvent provoquer dans l’organisme.

On ne joue pas impunément avec la santé des gens. Ni avec leur confiance.